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"Registre de l'Eglise paroissiale de St Fargeau"

La paroisse de St Fargeau conserve dans ses archives un registre ouvert en 1782 et qui a servi par intermittence, jusqu'en 1906, de "livre de paroisse". Cet intéressant document est aujourd'hui disponible sous forme de microfilm aux Archives départementales de Seine et Marne sous la cote 1 Mi 3176. La brève introduction qui suit replace l'histoire de ce document dans celle - assez complexe - des paroisses et églises de la commune.
 

Saint Fargeau-Ponthierry : une commune, deux paroisses, quatre églises.


L'histoire "religieuse" de St Fargeau-Ponthierry ne peut se comprendre sans un bref rappel géographique. La commune est formée de six hameaux (et quelques écarts) répartis en trois zones distantes de plusieurs kilomètres. Sur le rebord du coteau de Seine se dressent Saint Fargeau et Tilly. Un vallon où coule un petit ru, affluent de l'Ecole, abrite Moulignon, Auxonnettes et Jonville. La route royale puis nationale sépare ces deux ensembles mais a créé, au passage d'un vieux pont sur l'Ecole, un troisième pôle d'activités à Ponthierry.
 

Une paroisse, deux églises
Tous ces hameaux étaient bien séparés et d'importance à peu près équivalente. Chacun d'eux aurait pu constituer une paroisse autonome. Mais, lorsque apparaissent les premiers signes d'une vie paroissiale, c'est à Saint Fargeau seulement qu'elle se manifeste. En 1370, l'évêque de Sens fait un inventaire de son diocèse : "Paroisse Saint Fargeau, patron Saint Ferréol... Moulignon, chapelle de la Vierge et de Saint Blaise...". Dernière paroisse avant le diocèse de Paris, St Fargeau restera rattachée à l'évêché de Sens jusqu'à la Révolution. Sa juridiction recouvre alors tout le territoire actuel de la commune.

Les habitants et les seigneurs de Jonville, Moulignon et Auxonnettes essaient d'obtenir leur autonomie autour de la vieille chapelle de Moulignon. En 1550, ils obtiennent qu'elle soit reconnue comme annexe de St Fargeau ; un baptistère, un cimetière, registres propres, on peut enfin y célébrer les "rites de passage". Mais le choix et le maintien d'un vicaire sur place dépendent du bon vouloir du curé de St Fargeau.

Une paroisse, trois églises
A Ponthierry, autour du vieux pont sur l'Ecole, la route royale avait fait grandir, depuis le XVII° siècle, une communauté nouvelle : commerçants, artisans, hôteliers, aubergistes ou maîtres de poste. Une petite chapelle privée avait été construite vers 1715 dans la cour de l'hôtellerie de l'Ecu. En 1740, l'évêque de Sens y avait autorisé la célébration de la messe, sous le contrôle du curé de St Fargeau, "pendant le séjour du Roy à Fontainebleau, à cause du passage". Réquisitionnée en 1789 comme local de la Garde Nationale contrôlant le passage, puis siège de l'éphémère Société Populaire, enfin vendue comme bien national, elle n'avait pas survécu à la Révolution.

Sous la Restauration, la vieille église de Moulignon se remet difficilement des épreuves de la Révolution. Par contre, les habitants de Ponthierry, devenu le centre économique et démographique de la commune, souhaitent de plus en plus avoir leur église. Le 15 août 1845, Mgr Allou vient y bénir une nouvelle chapelle... richement dotée et très fréquentée. Cette "chapelle de secours" semi-privée est rattachée d'abord à St Fargeau.

Deux paroisses, quatre églises
Au milieu du XIX° siècle, l'Eglise de Seine et Marne, sous la houlette de Mgr Alleu, accompagne le développement démographique du département en créant de nouvelles paroisses. La paroisse de St Fargeau est coupée en deux. Moulignon, reconnue officiellement comme annexe en 1850, devient enfin, l'année suivante, paroisse autonome avec juridiction sur Auxonnettes et Jonville. La chapelle de Ponthierry lui est rattachée et la supplante rapidement comme église paroissiale.
Elle jouera ce rôle jusqu'en 1966 : devenue alors trop petite, elle laisse la place à une nouvelle église construite dans le centre de Ponthierry :
Ste Marie, Mère de Dieu.

Quatre registres de fabrique pour trois églises

En 1906, la loi de Séparation de l'Eglise et de l'Etat oblige les fabriques à déposer leurs comptes annuels et leurs registres. Le registre de Moulignon, ouvert en 1819, et celui de Ponthierry, ouvert en 1852, se trouvent donc aux Archives départementales de Seine et Marne sous les cotes 5 V 243 et 5 V 245. Le registre (ouvert en 1782) de St Fargeau aurait dû s'y trouver aussi. Mais, à sa place, les fabriciens remirent un registre plus récent, ouvert en 1888, coté 5 V 246. Le vieux "Registre de l'Eglise paroissiale de St Fargeau", considéré comme "livre de paroisse" (sorte de journal que le curé devait en principe tenir à jour) est resté jusqu'à ce jour dans les archives paroissiales.
 

 

REGISTRE DE L'EGLISE PAROISSIALE DE SAINT FARGEAU 1782 - 1905

" Registre pour servir aux délibérations de la paroisse de St Fargeau sur Seine et à l'enregistrement des titres, adjudications de bancs et autres opérations utiles à la dite fabrique, contenant trois cent quatre vingt dix pages, ou cent quatre vingt cinq feuillets, cotés et paraphés sur le recto de chaque feuillet, compris le frontispice, par nous Nicolas Deboussois sous-doyen des notaires……au siège de Corbeil……. Le trente janvier mille sept cent quatre vingt deux…" (page 3)

 Pages 3 à 32 : inventaire des titres de la fabrique en 1782

Pages 33 et 34 : Délibérations des officiers municipaux 1793 : blanchisserie ; entretien de l'horloge.

Pages 35 à 174 - 215 à 219 - 225 à 234 : journal de la fabrique de 1805 à 1906.

Pages 175 à 193 : délibérations de la communauté paroissiale 1782/1792

Page 194 Liste des curés de St Fargeau depuis 1607 établie probablement par Maulvaux vers 1890.

Pages 195 à 213 : période révolutionnaire

Pages 283 à 302 : adjudications de bancs.

Pages 339 à 353 : Observations

© Jean ROBERT

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