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Jean-Pierre Abel-Rémusat (1788-1832)
premier titulaire de la chaire de langue et de littérature chinoise au Collège de France

A quelques mètres de l'église de St Fargeau se dressent deux tombes qui semblent oubliées là, dans un creux d'ombre. Ce sont celles d'Abel-Rémusat "Membre de l'Institut, Professeur de langue et littérature chinoises au Collège de France, génie profond, savant ingénieux, écrivain élégant...."et de sa mère. D'après son épitaphe, sa mort devait être "un deuil éternel pour les lettres et les sciences." Celles-ci semblent en effet avoir fait leur deuil du "fondateur des études chinoises en Occident, dont l'oeuvre  écrite (aujourd'hui bien oubliée) mettait ,à sa mort, la France au premier rang de la sinologie dans le monde occidental".

Un surdoué fragile

Un Extrême-Orient mal connu

Comment apprendre
le chinois ?

La médecine

Premières publications

L'enseignement

Le Tao et Confucius

La grammaire
chinoise

Les deux cousines

Des chinois à Paris!

Aux sources du
Bouddhisme

 Décès prématuré

Jean Pierre Abel-Rémusat s’intéressa très jeune au monde chinois alors très mal connu. Il en apprit seul la langue, dans des conditions très difficiles, tout en poursuivant ses études à la Faculté de Médecine de Paris.
Il n’avait que 23 ans quand il publia son premier Essai sur la langue et la littérature chinoise. En 1814 est créée pour lui la première chaire de chinois au Collège de France. Il devient ainsi le fondateur des études chinoises en Occident.  
Son enseignement attire à Paris des étudiants de toute l’Europe. En 1821, il publie la première grammaire (langue écrite et parlée) qui sera utilisée pendant tout le XIX° siècle. Conservateur des manuscrits et imprimés chinois à la Bibliothèque Royale, il traduit les premiers textes du Taoïsme, de Confucius, et le Foé Koué Ki, récit d'un moine chinois à la recherche des sources du bouddhisme en Inde. En relation avec savants et lettrés de toute l’Europe, il est ainsi un des principaux acteurs de la “Renaissance Orientale” qui va ouvrir au monde occidental les richesses des cultures asiatiques. La parution en 1826 d’un roman traduit du chinois, Les deux cousines, connaît un succès international : on en trouve l’écho chez Goethe, Edgar Poe, Stendhal ou Victor-Hugo  !  
En 1830, il épouse Jenny, fille du général Lecamus, maire de St Fargeau, propriétaire du château de Moulignon. Mais il meurt prématurément deux ans plus tard, “laissant derrière lui des disciples et  une oeuvre  écrite (mais inachevée) qui mettait la France au premier rang de la sinologie dans le monde occidental”(Encycl.Unversalis).

Motif chinois VIIème siècle


Ces pages sont adaptées d'une conférence-diaporama donnée à l'occasion
des journées du
Patrimoine 2003 et de l'année de la Chine- © Jean ROBERT
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