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Saint Fargeau-Ponthierry au XVIII° siècle : une paroisse, deux églises, une chapelle


L'histoire "religieuse" de St Fargeau-Ponthierry ne peut se comprendre sans un bref rappel géographique. La commune est formée de six hameaux (et quelques écarts) répartis en trois zones distantes de plusieurs kilomètres. Sur le rebord du coteau de Seine se dressent Saint Fargeau et Tilly. Un vallon où coule un petit ru, affluent de l'Ecole, abrite Moulignon, Auxonnettes et Jonville. La route royale puis nationale sépare ces deux ensembles mais a créé, au passage d'un vieux pont sur l'Ecole, un troisième pôle d'activités à Ponthierry.
 

Une paroisse, deux églises
Tous ces hameaux étaient bien séparés et d'importance à peu près équivalente. Chacun d'eux aurait pu constituer une paroisse autonome. Mais, lorsque apparaissent les premiers signes d'une vie paroissiale, c'est à Saint Fargeau seulement qu'elle se manifeste. En 1370, l'évêque de Sens fait un inventaire de son diocèse : "Paroisse Saint Fargeau, patron Saint Ferréol... Moulignon, chapelle de la Vierge et de Saint Blaise...". Dernière paroisse avant le diocèse de Paris, St Fargeau restera rattachée à l'évêché de Sens jusqu'à la Révolution. Sa juridiction recouvre alors tout le territoire actuel de la commune.

Les habitants et les seigneurs de Jonville, Moulignon et Auxonnettes essaient d'obtenir leur autonomie autour de la vieille chapelle de Moulignon. En 1550, ils obtiennent qu'elle soit reconnue comme annexe de St Fargeau ; un baptistère, un cimetière, registres propres, on peut enfin y célébrer les "rites de passage". Mais le choix et le maintien d'un vicaire sur place dépendent du bon vouloir du curé de St Fargeau.

A Ponthierry, autour du vieux pont sur l'Ecole, la route royale avait fait grandir, depuis le XVII° siècle, une communauté nouvelle : commerçants, artisans, hôteliers, aubergistes ou maîtres de poste. Une petite chapelle privée avait été construite vers 1715 dans la cour de l'hôtellerie de l'Ecu. En 1740, l'évêque de Sens y avait autorisé la célébration de la messe, sous le contrôle du curé de St Fargeau, "pendant le séjour du Roy à Fontainebleau, à cause du passage". Réquisitionnée en 1789 comme local de la Garde Nationale contrôlant le passage, puis siège de l'éphémère Société Populaire, enfin vendue comme bien national, elle ne survivra pas à la Révolution.

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